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Une huitième année mémorable pour les bourses à la relève

Lactech •

Cette année encore, Lactech a remis des bourses pour encourager la relève agricole. Pour une huitième année, l’entreprise, en collaboration avec la Banque Nationale, a remis vingt et une bourses!

La relève a été très proactive cette année, avec plusieurs projets visant à améliorer les performances, la productivité ou l’efficacité de la ferme. Sur les vingt et un boursiers, douze projets avaient lieu au printemps, et neuf à l’automne. Dix-neuf des boursiers et boursières sont des jeunes qui possédaient déjà leur entreprise, soit seuls ou comme copropriétaires à plus de 40 % des parts. Ils avaient tous un projet dont l’objectif était d’améliorer la rentabilité de leur étable en apportant des modifications plus ou moins importantes aux installations existantes, ou même en faisant des agrandissements ou en construisant des bâtiments neufs.

Pour une troisième année, l’autre catégorie de projets recouvrait le démarrage d’entreprises laitières en vue d’encourager le transfert d’entreprise non apparenté, de permettre le suivi d’entreprises sans relève ou encore de créer des entreprises grâce au programme de la fédération. Cette année, trois projets ont été acceptés dans cette catégorie, dont deux transferts non apparentés et un démarrage.

Lactech et la Banque Nationale sont très fiers d’encourager la relève laitière par une contribution financière aux projets allant jusqu’à 7 500 $. Vous pourrez découvrir dans les pages suivantes les vingt et un lauréats et lauréates de l’année 2017, de même que leurs projets respectifs!

Le programme de bourses à la relève revient pour une neuvième année en 2018 avec certaines modifications. Parlez à votre représentant Lactech pour voir si votre projet d’amélioration ou de démarrage pourrait être admissible à l’été. Le programme vise le soutien aux jeunes pour des investissements rentables et des installations plus compétitives et productives. Les principales conditions d’admissibilité sont de posséder au moins 40 % des parts, d’être âgé de moins de 40 ans et de détenir un diplôme en agriculture.

Visitez le www.relevelactech.com pour plus d’information relativement aux Bourses à la relève laitière Lactech.

FERME LOUANCO
SAINT-MICHEL-DE-BELLECHASSE

Né au Saguenay sur une ferme laitière, Louis-David Collard a terminé son baccalauréat en agronomie en 2011. Alors qu’il y avait déjà une relève bien établie sur la ferme laitière familiale, il s’est installé avec sa conjointe dans la région de Bellechasse. À la fin de ses études, il a travaillé brièvement comme conseiller, en caressant toujours le rêve d’avoir sa propre ferme laitière. Peu de temps après, il a commencé à travailler à la Ferme Ythèbe avec Gilles Théberge, qui n’avait pas de relève pour son entreprise. Durant cinq ans, Louis-David a été employé de la ferme et a pris de plus en plus de responsabilités dans la gestion du troupeau. Ces années l’ont grandement aidé à maîtriser progressivement le métier, mais ont aussi permis à Gilles et lui d’établir une très bonne relation.


Louise-David Collard et ses deux filles, Annabelle, 3 ans, et Océanne, 1 an

C’est en février 2017 que le transfert de l’entreprise s’est fait. En fait, la Ferme Ythèbe a été divisée en deux, laissant
111 kg de quota, les animaux et l’équipement à l’intérieur de l’étable à Louis-David. Gilles reste de son côté propriétaire de la Ferme Ythèbe, qui comprend maintenant les champs, la machinerie et les bâtiments. Les deux hommes ont un contrat de location et d’approvisionnement. Ils s’entraident grandement tant dans l’étable que dans les champs. Le transfert n’aurait pas été possible sans l’excellente relation entre les deux hommes et tout le soutien des intervenants qui ont cru au projet.

FERME B. LEHOUX & FILS
SAINT-ELZÉAR

Marie-Ève Lehoux, détentrice d’un diplôme en agroéconomie, et son conjoint Dany Chabot, diplômé de l’ITA en Gestion et technologies d’entreprise agricole, deviennent la cinquième génération de la Ferme B. Lehoux & Fils en rachetant les parts de l’oncle et de la tante de Marie-Ève avec les parents de cette dernière. L’entreprise a toujours évolué graduellement, en mettant de l’avant son efficacité et sa rentabilité. La génétique est l’un des points forts de l’entreprise grâce à des vaches très productives et durables, et la régie est très bonne, ce qui leur permet d’avoir une moyenne
de 11 973 kg.

Ayant pour soucis de maximiser les bâtiments actuels et d’améliorer l’efficacité du travail, les quatre propriétaires ont mis un projet sur pied. Sa première partie vise à installer huit nouvelles stalles où sont logées actuellement les génisses. Les nouvelles vaches permettront de produire plus de lait afin de remplir le quota acheté et celui donné dans la dernière année. Par la suite, il faudra que les génisses soient réaménagées dans une étable froide. Finalement, afin d’améliorer directement l’efficacité du travail, l’achat de rails pour les trayeuses et de deux unités de traite est requis. Ainsi, il sera facile de tirer les vaches supplémentaires sans ajouter du temps à la traite.


Dany Chabot et Marie-Ève Lehoux

FERME M.R. LAROCHELLE
SAINT-NARCISSE-DE-BEAURIVAGE

Passionné de production laitière depuis son plus jeune âge, Martin Larochelle a complété un DEP en production laitière en 2006. C’est en 2011 qu’il fait un retour à temps plein sur la ferme laitière familiale et qu’il apporte plusieurs changements en vue d’augmenter le confort et la génétique du troupeau. La moyenne actuelle de 12 403 kg de lait par an a été obtenue grâce à ces changements, mais aussi grâce à la minutie et à l’excellente régie de Martin. La ferme possède actuellement 65 kg et 6 vaches performantes.

Par ailleurs, le père de Martin est maintenant prêt à diminuer sa charge de travail. Ce dernier doit donc trouver un moyen de diminuer cette charge en augmentant l’efficacité. Pour ce faire, Martin a réalisé un projet visant à diminuer la charge de travail liée à l’alimentation. C’est grâce à l’achat d’un mélangeur Rovibec et d’un DEC qui distribuera la ration qu’il atteindra ses objectifs. En plus de gagner du temps pour l’alimentation, ce changement permettra d’augmenter la consommation de matière sèche des vaches, et donc la production laitière et les composantes. Finalement, Martin bénéficiera de deux places supplémentaires pour mettre des vaches en se servant de l’espace présentement réservé à l’entreposage des balles rondes.


Martin Larochelle

FERME MÉLO
SAINT-BONAVENTURE

Détenant un DEP en production laitière acquis en 2007, Mathieu Mélançon a travaillé pendant cinq ans chez Fafard pour ensuite intégrer la ferme laitière familiale de son père François et sa mère Sylvie. L’entreprise compte présentement près de 51 kg et comprend une main-d’œuvre stable, efficace et complémentaire. Sa force se situe au niveau de la gestion de troupeau puisque les facteurs de production sont surveillés avec rigueur.

Le projet de la Ferme Mélo vise principalement à augmenter la production laitière afin de faire tout le quota donné ainsi que les jours supplémentaires. De plus, la famille veut épargner du temps afin d’augmenter la qualité de vie des travailleurs, mais aussi pour pouvoir se concentrer sur les points à améliorer. Le remplacement de la rouleuse par une moulange permettra notamment d’avoir un grain moulu plus fin, et ainsi d’augmenter sa digestibilité. Par la suite, le projet se complétera par l’achat d’un DEC. Celui-ci aura pour effet d’augmenter l’efficacité du travail en gagnant trois heures par jour, temps qui pourra être consacré à d’autres tâches. L’efficacité alimentaire, et par le fait même la production laitière, seront aussi améliorées grâce à cet équipement.


Mathieu Melançon

FERME DU ROCHER B.M.
SAINT-HONORÉ-DE-SHENLEY

Entrepreneur et travaillant, Alexandre Roy a obtenu son DEP en production laitière en 2007. Depuis ce temps, il travaille dans l’entreprise familiale et désire continuellement améliorer ses performances, son efficacité et sa rentabilité. Il est copropriétaire avec ses parents de la Ferme Du Rocher B.M. qui comprend, en plus des 104,4 kg de quota laitier, une érablière de 1 300 entailles ainsi que 430 acres de terrain dont 285 sont en culture et le reste en boisé. Alexandre possède aussi sa propre entreprise de travaux à forfait et production de grains, Entreprise A. Roy inc.

En avril 2017, le robot a atteint sa pleine capacité. En ne disposant que d’environ 6 % de temps libre, le nombre de traites par jour était en baisse et occasionnait une perte de production, ce qui freinait son expansion. L’ajout d’un deuxième robot permettra l’atteinte des objectifs, soit rentabiliser le bâtiment construit en 2012, augmenter le nombre de traites par vache par jour et augmenter le volume de lait produit à la ferme.


Alexandre Roy

FERME JOCELYN LABONTÉ
SAINT-BONAVENTURE

Propriétaire de la ferme Jocelyn Labonté avec son père, Tommy Labonté a terminé son DEP en production animale en 2003. La ferme possédait alors un peu moins de 21 kg de quota, mais les propriétaires en ont acheté graduellement et en sont maintenant à près de 61 kg! Cette expansion a mené à un agrandissement du bâtiment en 2006 pour ajouter
100 pieds à une partie de l’ancienne ferme. Les taures sont mises en pension de six à un mois avant le vêlage afin de maximiser la place dans l’étable réservée à la production laitière. La pénurie de main-d’œuvre, de même que la volonté d’être plus performants et efficaces, forcent les propriétaires à investir dans l’automatisation afin d’avoir le temps nécessaire pour effectuer d’autres tâches. Ayant des forces complémentaires, ils ont aussi une très bonne rigueur en matière de facteurs de régie et de bien-être animal.

Le projet touche principalement l’alimentation, sous plusieurs aspects. D’abord l’achat d’une moulange pour favoriser une meilleure digestibilité du grain, puis l’achat d’un silo hermétique afin d’augmenter l’espace d’entreposage et d’avoir de l’ensilage fermenté à l’année. Un autre silo sera également acheté, mais celui-ci sera de 9,7 tonnes afin d’y mettre le supplément. Finalement, l’achat d’un mélangeur RTM et d’un automate complète le projet. Celui-ci permettra d’augmenter l’efficacité du travail, mais aussi d’homogénéiser la ration. Cet ajout aura beaucoup d’impact pour les producteurs, puisqu’il leur permettra de cesser la fabrication de grosses balles carrées! En plus, les modifications augmenteront l’efficacité alimentaire et la production laitière.


Jocelyn Labonté

FERME LABARONNE
JOLY

Passionnée d’agriculture, Andréanne Garon a obtenu son DEC en GEEA en 2016. Puisque la ferme familiale possédait déjà une relève, elle a eu l’idée de chercher une ferme dont elle pourrait devenir propriétaire. C’est à Joly qu’elle a trouvé ce qu’elle recherchait, et elle a acheté la ferme par un transfert non apparenté il y a trois ans alors que la ferme possédait près de 29 kg de quota. Présentement, la ferme possède 37 kg et les vaches qui s’y trouvent ont un bon poids, avec une bonne conformation et de bonnes composantes, ce qui aide à la rentabilité de l’entreprise.

Le projet vise à augmenter cette rentabilité et à faire croître la production laitière. Pour y arriver, la première étape du projet est d’acquérir 1 kg supplémentaire ainsi qu’un silo à moulée de 10 tonnes pour maximiser l’économie permise par les commandes en vrac. La deuxième est la modification du bâtiment par le déménagement des vaches taries en vue d’avoir cinq stalles supplémentaires pour des vaches en lactation. De plus, les luminaires actuels seront remplacés par des fluorescents afin d’augmenter la luminosité. De nouveaux abreuvoirs, des matelas et une mangeoire seront aussi installés. Toutes ces installations augmenteront le confort des vaches, et ainsi la production de lait.


Tommy Labonté, Éloi, Victor, Andréanne Garon et Rosemarie

FERME SSK7
SAINT-MAURICE

Gradué de l’ITA en GEEA en 2013, Pascal a travaillé deux ans par la suite pour son père Sylvain avant de reprendre une partie de la ferme en 2015, ce qui fait de lui la troisième génération sur la ferme. Depuis son arrivée, les deux actionnaires achètent du quota afin de maximiser les revenus des bâtiments et en sont désormais à 90 kg avec une moyenne de
10 000 kg par vache par an avec 4,2 % de gras et 3,45 % de protéines. Un bon environnement, le bien-être des animaux et la rigueur au travail sont des préoccupations chères à l’entreprise. Voulant améliorer la production des vaches au cours de la prochaine année, les producteurs ont mis sur pied un projet divisé en deux volets.

La première partie vise l’amélioration du confort des vaches. Pour ce faire, il y aura un réaménagement de la vacherie comprenant l’achat de huches pour mettre les veaux à l’extérieur et disposer de plus d’espace. De plus, les stalles seront modifiées pour satisfaire aux normes et des matelas seront ajoutés. Ainsi, le confort des vaches sera augmenté, de même que la production laitière. L’autre partie du projet vise à optimiser l’alimentation des vaches par l’achat d’un mélangeur RTM Keenan avec convoyeurs. Cet achat aura pour effet d’augmenter l’efficacité du travail et permettra aussi l’ajout d’ensilage de maïs à la ration. Ces deux changements apporteront une belle augmentation de l’efficacité alimentaire, et donc de la production.


Pascal Cossette

FERME JOLICHUTES
LÉVIS

En 2017, Gabriel Gosselin acquiert la moitié des parts de la Ferme Jolichutes de ses parents Jocelyn Gosselin et Nathalie Roberge, et devient la huitième génération à reprendre le flambeau. Diplômé de l’ITA en GEEA en 2013, il travaille depuis sur la ferme à temps plein. Ayant le souci du détail et du travail bien fait, Gabriel a apporté avec l’accord de son père plusieurs améliorations au cours des dernières années, et ce n’est pas fini. La vision de l’entreprise met de l’avant le bien-être des animaux et l’accroissement de la productivité. La ferme compte présentement 31 kg avec un troupeau Jersey.

La ferme nécessite certaines améliorations qui permettront d’augmenter confort et production. La première partie du projet se concentre sur la modification des stalles et l’achat de nouveaux matelas et d’abreuvoirs. Les stalles sont présentement trop petites pour permettre aux vaches de se coucher confortablement et elles sont directement installées sur le ciment ou de vieux tapis de caoutchouc. Les modifications permettront aux animaux d’être bien couchés, tout en restant plus propres grâce aux séparations individuelles. Pour ce qui est des nouveaux abreuvoirs, ils permettront d’avoir le débit d’eau recommandé. Toutes ces modifications auront évidemment pour effet direct d’augmenter la production laitière des vaches!

Tout cela mène donc à la deuxième partie du projet, qui vise à augmenter le quota. En fait, Gabriel a droit à une partie du quota de la relève qui est effectif depuis décembre dernier et cible aussi l’achat de quota supplémentaire mensuellement.


Gabriel Gosselin

FERME CHARLYNE
SAINT-BONAVENTURE

Carolyne Tessier, de la cinquième génération à reprendre la ferme familiale, est diplômée en GEEA à l’ITA de
Saint-Hyacinthe ainsi qu’en santé animale. C’est en 2002 qu’elle a commencé à prendre des parts dans l’entreprise, pour en terminer l’acquisition en 2011 lorsque la ferme comptait 28 kg. Avec le temps, elle a su faire grossir la ferme pour posséder maintenant 53 kg et augmenter sa moyenne pour atteindre 10 100 kg grâce à son sens de l’organisation, à une bonne régie et à une équipe remarquable.

La ferme, ayant plusieurs dizaines d’années, avait besoin de renouveau et d’une mise à jour surtout en ce qui concerne le confort des animaux. Les stalles ont donc été refaites et des matelas ont été ajoutés. Le bien-être des animaux est une priorité pour l’équipe et ces modifications permettront de l’améliorer grandement, et simultanément d’augmenter encore la production de lait. La luminosité et les abreuvoirs ont aussi été modifiés afin d’optimiser la performance et le confort du troupeau.

L’autre partie du projet vise aussi à améliorer le bien-être, mais cette fois humain. L’acquisition d’une RTM est de mise en vue de diminuer le temps accordé aux trains et d’abaisser les coûts de l’alimentation. En fait, présentement, tout est fait manuellement et le train monopolise énormément de temps. L’acquisition d’un mélangeur Seko permettra de gagner environ trois heures par jour, en plus d’augmenter l’efficacité alimentaire et la production. Un heureux problème : la productrice devra aussi changer le réservoir à lait, qui ne peut contenir la production supplémentaire estimée!


Carolyne Tessier

FERME CASAVANT
SAINT-BERNARD-DE-MICHAUVILLE

En 2008, Kevin Casavant a terminé son DEP en production laitière. En sortant de l’école, il a travaillé une année dans une autre ferme pour ensuite revenir dans l’entreprise familiale. À cette époque, cette dernière faisait seulement de la grande culture. C’est en 2010 que Kevin et son frère Maxime ont commencé la production laitière. Après le départ de Maxime, leur mère Chantal Plourde a intégré l’entreprise. Maintenant, les forces de l’entreprise qui comprend près de 60 kg sont basées sur la communication, l’organisation et la débrouillardise au sein de l’équipe. L’étable a été construite en 2010 et une rallonge a été faite en 2014 afin de loger la relève en stabulation libre.

Le projet de relève vise à augmenter la production laitière du troupeau. Pour ce faire, on souhaite améliorer sa performance en misant sur le confort des vaches en lactation. Le projet principal est de transformer l’étable, présentement en stabulation entravée, en stabulation libre avec robot. Ce changement apporterait une hausse de la production laitière, mais aussi une économie de temps en matière de traite des vaches. Par la suite, on compte améliorer la luminosité par le remplacement de luminaires par des DEL et par une augmentation de leur nombre; voilà qui devrait aussi rehausser le confort des vaches et leur production. Le confort sera également maximisé par une modification des stalles en vue d’avoir des logettes profondes aux bonnes dimensions. Finalement, un automate sera installé sur la RTM pour améliorer la constance et diminuer le temps de la main-d’œuvre dédié à l’alimentation.


Chantale et Kevin Casavant

FERME MILKY WAY
SAINT-GERVAIS

Fils de producteur laitier, Sylvain Laflamme a toujours su qu’il voulait faire de l’agriculture son métier. C’est à la suite de sa formation en Gestion et exploitation d’entreprise agricole à L’ITA de La Pocatière et sur le conseil de son père, qui souhaitait qu’il explore d’autres façons de travailler, que Sylvain est devenu en 2010 employé de la Ferme Jupiterre inc. Malgré plusieurs intéressés à la ferme familiale, Sylvain a eu la chance de prendre la relève en mai 2017 de la Ferme Jupiterre, propriété de Jean-Pierre Boutin et de sa conjointe Julie Plante. L’entreprise possède 72 kg et 120 acres de culture. La production de lait est de 37 litres par vache, et les producteurs n’élèvent pas la relève.

Sylvain a démarré la ferme Milky Way inc. en 2017. Cette entreprise détient maintenant le quota, le troupeau laitier ainsi que les équipements liés à la production. La Ferme Jupiterre reste donc propriétaire du fond de terre, des bâtiments et de la machinerie, mais un bail relie les deux entreprises afin que la production se fasse dans l’étable et pour s’assurer de l’approvisionnement en matière de fourrages pour l’alimentation des animaux. L’entreprise compte maintenant 79,66 kg, dont les 5 kg à la relève, et 53 vaches en lactation.

Bien entouré, Sylvain est motivé comme jamais à assurer la continuité de son entreprise laitière!


Sylvain Laflamme

FERME JFG LAPOINTE
SAINT-ARSÈNE

C’est en 2009 que Jean-François Lapointe a complété son DEP en production laitière pour ensuite travailler pendant sept ans simultanément sur une autre ferme laitière et sur la ferme familiale. Afin de parfaire ses compétences d’entrepreneur, il a décidé en 2013 d’obtenir une ASP en Lancement d’entreprise agricole de l’ITA, ce qui lui a aussi permis de monter son plan d’affaires. Travailleur acharné, Jean-François a repris une partie de la ferme familiale en 2014, et par le fait même la régie du troupeau, la gestion des stocks, la nutrition ainsi que la génétique et la comptabilité de l’entreprise. Plusieurs changements ont été apportés au cours des dernières années, dont le passage à trois traites par jour. Ils ont tous permis d’optimiser l’efficacité en produisant davantage dans le même bâtiment, et la moyenne est maintenant de 12 000 kg.

Pour ce qui est du projet, Jean-François veut améliorer l’efficacité, la production laitière, le taux de réforme et les conditions de travail! Pour ce faire, il vise une construction neuve rattachée à l’étable actuelle permettant de loger
80 vaches en stabulation entravée ainsi que 55 génisses en stabulation libre. L’ancienne étable servira au logement des vaches taries en « bed park » et des veaux. Des matelas, de nouvelles buvettes et l’achat d’un RTM sont prévus pour compléter le projet. De cette façon, tous les objectifs seront remplis.


François Lapointe

FERME GPL
SAINT-HENRI

Travaillant sur la ferme familiale depuis son plus jeune âge, Marc-Antoine Lacasse y est depuis trois ans à temps plein. Passionné d’animaux, il a toujours rêvé de pouvoir reprendre cette entreprise qui lui fait adorer ses longues journées. C’est cette année qu’il a commencé à acquérir des parts de l’entreprise, étant maintenant la quatrième génération sur la ferme. Le bien-être des animaux, l’hygiène, la santé et la fertilité sont les aspects les plus importants pour lui, et il travaille fort pour augmenter la production laitière.

C’est avec cette motivation que Marc-Antoine entreprend son projet. Son objectif principal est donc évidemment d’augmenter la production laitière, mais aussi de réorganiser l’aménagement du bâtiment en vue de pouvoir tirer plus de vaches et de prendre de l’expansion en achetant du quota. Pour y arriver, une rallonge sera construite afin d’aménager un « bed park » pour les vaches taries et en préparation. Cette nouveauté permettra un meilleur vêlage, et donc une meilleure production de lait. De plus, l’achat de luminaires sera priorisé pour avoir la luminosité recommandée et pouvoir contrôler la photopériode des animaux. Ainsi, la production de lait sera augmentée et les producteurs prévoient acheter
1 kg de quota dans l’année afin de pallier cette augmentation.


Marc-Antoine Lacasse

FERME DU 5E RANG
SAINT-PAUL-DE-MONTMINY

Diplômé en GEEA, Ludger Blais-Talbot a la fibre entrepreneuriale. Avant le transfert de la ferme familiale en 2014, il avait déjà fait un voyage en France pour y connaître le monde agricole, et était déjà propriétaire d’une maison et d’un triplex. Depuis son transfert, l’entreprise n’a pas cessé de croître, comptant maintenant 700 acres de terres dont près de 600 en biologique. Soucieux que l’entreprise soit rentable pour ses enfants si l’occasion se présente, Ludger pense aussi à l’économie de son village lorsqu’il investit.

Son projet vise à améliorer l’efficacité du travail, la qualité de vie, la rentabilité de l’entreprise et la production laitière. Pour y arriver, Ludger a décidé de faire l’achat d’un robot de traite et d’installer des logettes profondes sur le sable. Grâce au robot, il pourra tirer plus de vaches selon un horaire plus flexible, ce qui permettra à l’employé et au propriétaire de vaquer à d’autres tâches comme le forfait agricole ou le déneigement. Pour ce qui est de la conjointe de Ludger, elle pourra aussi jouir d’un meilleur horaire pour s’occuper de la gestion du troupeau. En 2018, la ferme obtiendra par ailleurs sa certification biologique, et les nouvelles vaches traites aideront à augmenter le volume de lait livré.


Ludger Blais-Talbot

FERME JONATHAN VAILLANCOURT
SAINT-NARCISSE-DE-BEAURIVAGE

Passionné d’agriculture, Jonathan Vaillancourt détient un DEP en production laitière et s’intéresse grandement à la formation continue. En 2008, il faisait l’acquisition complète de la compagnie familiale et a maintenant la chance d’avoir à ses côtés sa femme et ses cinq enfants. Motivé et soucieux du détail, il est parti de loin en investissant d’abord et avant tout pour le confort des animaux en modifiant les stalles et en ajoutant tapis, ventilateurs, bassin à lait plus gros, presse à balles rondes « rotocut », et plus encore. En neuf ans, il a haussé la production laitière de 13 kg et a augmenté la quantité de quota possédée par l’entreprise de deux fois et demie.

Le projet de Jonathan poursuit plusieurs objectifs dont la réduction de l’âge au vêlage des premiers veaux, l’augmentation de leur production de lait, l’optimisation des bâtiments, la réduction des blessures et l’expansion de la ferme! La première étape du projet est donc la relocalisation des génisses dans l’ancienne porcherie, qui sera réaménagée pour elles avec des stalles plus confortables et de nouveaux fluorescents. Par la suite, le retrait des génisses de l’étable des vaches permettra l’aménagement de onze nouvelles stalles sur matelas pour les vaches laitières et nécessitera l’installation d’une troisième ligne à lait. De plus, les séparations des autres stalles des vaches seront enlevées pour être remplacées par des Grenn Stalls, qui sont beaucoup moins rigides et diminueront les blessures. Finalement, il sera possible d’acheter du quota grâce à ces améliorations.


Jonathan Vaillancourt et sa conjointe, France Chrétien

FERME DURIGOLET
SAINTE-MARIE

Quatrième génération à reprendre la ferme familiale, Antonin Marcoux a reçu la moitié des parts de l’entreprise en 2014 et a gradué de l’ITA en GEEA l’année suivante. Impliqué, curieux et leader, Antonin sait avec sa mère s’entourer de gens et utiliser les forces de chacun.

Afin de mieux positionner l’entreprise pour l’avenir et de bien faire vivre les deux familles sur la ferme, les propriétaires veulent apporter des changements. Leur projet vise à optimiser l’alimentation des vaches, augmenter la production laitière, réduire l’âge au vêlage des premiers veaux et prendre de l’expansion. Pour y arriver, ils souhaitent faire l’achat d’un soigneur à moulée et d’une réserve d’eau. De plus, ils pourront construire de nouvelles stalles sur matelas pour les vaches laitières grâce à l’agrandissement de la bâtisse actuelle. La ventilation pourra aussi être améliorée par l’ajout de ventilateurs au bout de la rallonge en vue de créer une ventilation tunnel. Finalement, il y aura aussi construction d’une stabulation libre pour loger les taures.


Antonin Marcou et sa mère, Mme Carole Caux

FERME DU PETIT CANTON
SAINT-VALLIER

Passionné d’agriculture depuis son tout jeune âge, Martin Campagna a entrepris ses études en GEEA en 1995. Sa conjointe, Isabelle Gagné, a fait des études en comptabilité. La ferme familiale ne comptait d’abord que 25 vaches en lactation. Plusieurs investissements ont été faits dans le but d’améliorer la rentabilité de l’entreprise, notamment du côté des silos, du système de traite et des matelas pour les vaches, sans oublier l’achat continuel de quota. Aujourd’hui, la ferme peut se vanter de détenir 68 kg de quota avec une moyenne de 32 à 34 litres par vache, une bonne génétique et des propriétaires qui sont parents de 7 enfants!

Pour la réalisation de leur projet, les propriétaires veulent acquérir un mélangeur RTM avec des convoyeurs pour acheminer l’ensilage des silos au mélangeur. Ce système comporte plusieurs avantages et a pour but ultime une plus grande efficacité. L’objectif prioritaire est de diminuer le temps consacré à l’alimentation de 1 h 30 par jour. Par la suite, les refus seront diminués en passant des balles rondes à la RTM et, pour la même raison, il y aura augmentation de la consommation de matière sèche. Celle-ci se traduira par une augmentation de la production laitière. Bref, l’efficacité du bâtiment sera considérablement améliorée grâce au projet.


Martin Campagna

FERME DUCLICHER
SAINT-VALLIER

Élevé sur la ferme laitière familiale et ayant un net penchant pour l’agriculture, Jean-François Giguère a fait des études en agroéconomie à l’Université Laval pour les terminer en 2008. Il a ensuite travaillé dans différents endroits, dont au Groupe conseils agricoles de Sainte-Marie. Voulant avoir sa propre ferme laitière, il a enclenché des démarches pour un transfert non apparenté en rencontrant Simon Cliche et Louise Drolet de la Ferme Duclicher. Jean-François a commencé comme employé en 2012 en participant activement à toutes les strates de l’entreprise. Il a dû s’occuper seul de la gestion du troupeau à la suite du décès accidentel de Simon quelques mois plus tard. Ensemble, Jean-François et Louise ont investi dans la rentabilité de la ferme en faisant l’achat de quota, d’un DEC RTM et d’un silo Harvestore. Louise a transféré des parts de l’entreprise à Jean-François en 2017.

Le projet vise à améliorer encore plus la production laitière, qui se situe pour l’instant à 11 585 kg à 4,2 %, et d’améliorer la rentabilité de l’entreprise. Pour y arriver, les propriétaires doivent procéder à un agrandissement pour avoir 16 stalles supplémentaires et une partie sur accumulation pour les vaches en préparation et le vêlage. La quantité de lait supplémentaire fera en sorte que le bassin à lait devra être changé pour un plus grand, et du quota supplémentaire devra aussi être acheté éventuellement.


Jean-François Giguère

FERME ST-ÉMILE
AUCLAIR

Diplômé de l’ITA en GEEA en 2003, Germain Robert n’est pas fils d’agriculteur, mais est passionné d’agriculture et a démarré sa propre érablière à 5 000 entailles en 2004. Désireux d’avoir sa propre entreprise laitière, il a créé sa petite ferme laitière à l’aide du programme de la FPLQ en 2007 avec 23 kg de quota (10 venant du prêt de quota) et une petite étable en location. C’est en 2010 qu’il a fait l’acquisition de la ferme, mais a construit en 2012 une étable en stabulation libre de style « bed park ». La diversification est au cœur de son entreprise puisqu’elle comporte une érablière de
25 000 entailles et des champs où sont cultivées des céréales, sans compter de l’aménagement forestier.

Le projet actuel vise à loger la relève dans une petite étable froide sur accumulation. Présentement, elle se trouve dans une vieille étable désuète à l’éclairage déficient et à l’environnement humide sur plancher latté. L’objectif du projet est d’augmenter le confort des taures pour pouvoir les saillir plus tôt et pour favoriser leur croissance. De cette manière, la production laitière des sujets de remplacement sera améliorée dès le premier vêlage.



FERME MEALHI
SAINTE-PERPÉTUE

Amoureux de l’agriculture, Michaël Bourgault a complété son DEP en production laitière en 2015. Il a ensuite monté son projet pour participer au programme 16-16 de la FPLQ. C’est en octobre 2017 qu’il a commencé à exploiter sa propre ferme à Sainte-Perpétue, dans la MRC de L’Islet. L’année précédente a permis au jeune homme de transformer l’ancien bâtiment en ferme laitière pour pouvoir accueillir ses bêtes. Confiant, il est allé chercher au cours des dernières années plusieurs formations qui lui seront sûrement utiles en matière d’insémination, de mécanique agricole et d’expérience sur une ferme laitière.

Le projet concerne évidemment le démarrage de l’entreprise, qui est située sur la ferme familiale. Dans le cadre du programme, Michaël commence avec 32 kg à produire. Dès cette année, il veut mettre à niveau ses installations, améliorer l’efficacité des activités de production et accroître les revenus de la ferme. Pour y arriver, il devra ajouter de l’éclairage et de la ventilation pour les animaux. De plus, il veut optimiser les activités de la traite et de l’alimentation. Finalement, Michaël veut rehausser la qualité des fourrages en améliorant les champs qui servaient auparavant à nourrir des animaux de boucherie.


Michaël Bourgault

ANNICK GAGNON
Coordonnatrice des ventes
Lactech inc.

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