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Composts : concept et propriétés

Végétal •

Le recyclage au moyen du compostage est considéré actuellement comme étant la stratégie de traitement des déchets organiques la plus adéquate.

Les composts, de par leur fort potentiel fertilisant, sont désormais disponibles en grande quantité et très utilisés dans les substrats de culture comme substitut de la tourbe, une ressource de plus en plus limitée. Plus récemment, les composts ont suscité un grand intérêt dans le domaine de la phytoprotection étant donné le fait que leur amendement peut conférer au substrat de culture un potentiel suppressif de maladies racinaires causées par des agents pathogènes telluriques tels Fusarium spp., Pythium spp., Phytophtora spp. ou Rhizoctonia spp.

Plusieurs études menées en ce sens ont démontré que ce potentiel suppressif est attribué principalement à des facteurs physico-chimiques et biologiques interdépendants en relation directe avec la composition et la qualité de la matière organique. De nombreux critères physico-chimiques influencent directement la composition et l’activité 
de la biomasse microbienne responsable du contrôle biologique des pathogènes. Le rapport C/N, le contenu en cellulose, la lignine, la concentration en sels solubles, le pH et l’humidité affectent l’incidence des maladies causées par ces parasites.

Les capacités suppressives de certains composts ont été en majeure partie attribuées à des facteurs biologiques. Plusieurs microorganismes mésophiles, responsables du contrôle biologique des populations pathogènes, recolonisent le compost pendant la phase de maturation. Les mécanismes en jeu dans le contrôle des maladies racinaires sont basés essentiellement sur la compétition, l’antibiose, le mycoparasitisme et l’induction de résistance chez la plante.

Des mécanismes plus spécifiques impliquant la résistance induite ont été décrits, dans le cadre de mes études comme étudiant gradué, dans l’article « Cytological Aspects of Compost-Mediated Induced Resistance Against Fusarium Crown and Root Rot in Tomato »1

La figure A (substrat inerte) nous montre un plant de tomate grandement affecté par Fusarium oxysporum f. sp. radicis-lycopersici. La figure B montre une plantation dans un substrat de culture contenant du compost à base de boues de papetières. Quant aux figures C (sans compost) et D (avec compost), on y voit que nous avons ajouté Pythium oligandrum (agent antagoniste) au substrat de culture. Les résultats sont convaincants!



1 http://www.apsnet.org/publications/phytopathology/2002/April/Pages/92_4_424.aspx



BENOÎT PHARAND, agr.
M. Sc. Phytopathologie
Directeur des ventes végétales
Agri-Marché inc.

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