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Pénurie de main-d'œuvre dans le secteur agricole : agir rapidement pour sensibiliser la population et les décideurs publics

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S’il y a un enjeu qui a fait jaser au cours des derniers mois au Québec, c’est bien celui de la pénurie de main-d’œuvre. Immigration, pression à la hausse sur les salaires et les prix, travailleurs étrangers, rétention des talents, automatisation du travail… Tous les sujets y sont passés. Le secteur agricole ne fait pas exception; un grand nombre d’entreprises doivent maintenant conjuguer avec cette réalité. Mais comment faire pour s’en sortir? La stratégie gagnante réside peut-être dans les actions suivantes : se regrouper entre acteurs de l’industrie, trouver des solutions pertinentes et innovantes, puis les communiquer efficacement aux bonnes personnes. 

LA PROBLÉMATIQUE DANS LE SECTEUR AGRICOLE EST-ELLE SUFFISAMMENT CONNUE?

Lorsqu’on analyse la couverture médiatique liée à l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre, les chiffres ne mentent pas : il y a eu une véritable explosion du nombre d’articles contenant les mots « main-d’œuvre » et « pénurie » au cours des deux dernières années.

Mais qu’en est-il du secteur agricole? Les médias parlent-ils de la pénurie de main-d’œuvre vécue par ses entreprises? Force est de constater que c’est le cas dans une proportion beaucoup moindre. En effet, l’agroalimentaire est loin de se démarquer, n’occupant que 5 % de toute la couverture médiatique liée à cet enjeu au Québec. Cette situation s’avère paradoxale puisque de façon générale, l’agroalimentaire est un sujet qui occupe une place grandissante dans l’espace public québécois. Une étude réalisée par Influence Communication pour le compte de TACT révèle que le secteur agroalimentaire a connu une croissance d’environ 350 % de sa couverture médiatique au cours des 20 dernières années. La conscientisation, le souci de mieux s’alimenter et la commercialisation des émissions de cuisine ont été omniprésents sur les différentes plateformes médiatiques. Rien n’indique d’ailleurs que cette croissance ralentira.

AGIR PLUTÔT QU’ATTENDRE

Pourquoi est-ce si important de chercher l’attention des médias ? Parce que ces derniers peuvent être de précieux alliés; en couvrant un enjeu, ils font en sorte de sensibiliser la population et les décideurs publics à la problématique et à des solutions potentielles. L’adage populaire « On n’est jamais mieux servi que par soi-même » s’applique parfaitement ici. Une organisation, lorsqu’elle rencontre une situation préoccupante, n’a d’autre choix que de se mettre en mode solution. En effet, lorsqu’on veut inscrire un enjeu dans l’espace public, il est toujours mieux d’avoir préalablement pensé à – et même appliqué – des solutions concrètes adaptées à sa réalité. Si en plus elles sont originales, c’est encore mieux.

COMMENT FAIRE?

Comment faire pour agir médiatiquement et politiquement? Voici quelques stratégies qui pourraient être mises en œuvre par les entreprises et organisations du secteur agricole : 
  1. Premièrement, il faut identifier précisément quels sont vos besoins et vos pistes de solutions. Ce n’est pas tout de révéler un enjeu, il faut pouvoir proposer des solutions adaptées à sa réalité.
     
  2. Deuxièmement, il faut déterminer les forces sur lesquelles le secteur peut miser. Au Québec, l’agroalimentaire a un impact économique important qui profite à l’ensemble de la société. De plus, il permet une occupation dynamique du vaste territoire québécois, assurant une présence humaine et une vie économique dans les différentes régions.
     
  3. Troisièmement, il faut identifier les appuis et mobiliser les alliés. Ceux-ci peuvent être nombreux. Des entreprises d’autres secteurs vivent souvent les mêmes problématiques et envisagent des solutions similaires. Les organisations avec lesquelles vous collaborez, Agri-Marché par exemple, sont également prêtes à vous appuyer dans vos démarches. Même les diverses chambres de commerce régionales peuvent être des alliées, étant bien au fait des conséquences économiques de la pénurie de main-d’œuvre.
     
  4. Finalement, il faut saisir chacune des opportunités de communication; communiquer auprès des médias et sur les réseaux sociaux certes, mais aussi directement auprès des élus. La pénurie de main-d’œuvre dans le secteur agricole n’est pas seulement l’affaire du ministre de l’Agriculture. Une panoplie d’autres acteurs politiques et gouvernementaux sont également concernés par ses impacts : vos députés locaux, les ministres régionaux, les élus municipaux.
Bref, se mobiliser est très souvent la clé lorsqu’il s’agit d’un enjeu d’importance, et la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur agricole ne fait pas exception. C’est en agissant rapidement et en interpellant les bonnes personnes de façon constructive que l’on augmente les chances de faire bouger les choses dans la bonne direction.


Manon Genest
Associée fondatrice - directrice générale
du bureau de Montréal
TACT

Mikaël Guillemette
Directeur
TACT
 

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